Des habitations hors de l’ordinaire

En ballots de paille ou en format réduit, ces maisons hors-réseau offrent un mode de vie écologique.

À l'extérieurVirage vert
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Un mode de vie « hors-norme » n’est pas un adieu au confort moderne. C’est plutôt une combinaison de conservation d’énergie et de ressources renouvelables qui vous libère des factures de services publics mensuelles. Ce choix vous permet de vivre dans des endroits isolés, en banlieue ou même en plein cœur d’une métropole. Et certains Canadiens l’ont déjà adopté : allons voir comment ils s’y prennent.

 

 

Micromaisons

Nichée dans les collines ondoyantes du comté de Northumberland en Ontario, cette chouette micromaison est entièrement autonome. Elle tire son électricité d’un système photovoltaïque de 1 kW, qui emmagasine l’énergie dans une batterie en vue des moments sans soleil. Un autre système récolte l’eau de pluie, puis la conserve dans une citerne. Si les micromaisons misent avant tout sur leur petit format pour la conservation d’énergie, elles peuvent aussi être équipées de dispositifs de récupération des eaux grises et de toilettes à compostage pour limiter le plus possible la consommation de ressources. Certaines sont même construites sur une remorque, ce qui permet leur déplacement. Enfin, leur construction à petite échelle réduit à la fois leur coût et leur empreinte carbone. Pour obtenir des plans gratuits, c’est par ici.

 

Maisons autonomes

La maison autonome, c’est l’habitation hors-norme en tout confort : elle ne nécessite généralement pas de réforme majeure côté mode de vie. Le principe? Produire autant (voire plus) d’énergie qu’on en consomme. Pour y arriver, on a recours à des sources renouvelables comme le vent, la géothermie et le soleil. Puis, on conserve cette énergie grâce à des techniques d’isolation avancées. Un système de ventilation mécanique à faible consommation, doublé de récupérateurs de chaleur de l’air et des eaux de drainage, permet d’amoindrir les besoins en énergie. La maison autonome est extrêmement écoénergétique, c’est-à-dire qu’elle utilise très peu d’électricité pour le chauffage et la climatisation. Ses surplus de production sont généralement réintroduits dans le réseau, devenant ainsi une source de revenus pour le propriétaire. Bref, elle coûte plus cher à construire, mais on y gagne au bout du compte en s’épargnant les factures mensuelles.

 

Maisons en ballots de paille

Les maisons en ballots de pailles sont incroyablement bien isolées, présentant des cotes de R-30 à R-35. Cette valeur « R » traduit le pouvoir isolant du mur : plus elle est haute, plus l’isolation est grande. Ainsi, les maisons de paille sont beaucoup mieux isolées que la moyenne, qui s’établit autour de R-14. Pour lire l’explication complète, cliquez ici. La charpente de ces maisons est faite de bois, qu’on remplit ensuite de ballots de paille avant de finir le tout au plâtre. Ces habitations sont écologiques, car elles sont faites de matériaux locaux renouvelables et consomment moins d’énergie que les autres pour le chauffage et la climatisation. Qui plus est, les ballots de paille réduisent le coût de construction et ont des propriétés ignifuges et antisismiques naturelles. Les maisons de paille ont la cote au Canada : jetez un coup d’œil à des exemples ici et ici.

 

 

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