Why the Tiny House Movement is so Huge

Le mouvement des micromaisons prend une ampleur exceptionnelle

Imaginez la vie dans une maison de 400 pieds carrés.

Imaginez la vie dans une maison de 400 pieds carrés. Pour vous mettre en contexte, voici quelques chiffres : un terrain de basket-ball mesure 94 pieds sur 50 pieds, soit une superficie de 4 700 pieds carrés. Près de 12 micromaisons peuvent donc s’y entasser. Franchement, c’est un peu fou, non? N’empêche, plus que toute autre tendance architecturale récente, les micromaisons ont su frapper l’imaginaire. Nous vous présentons les raisons qui expliquent en quoi la vie à petite échelle est si attrayante.

Une micromaison, c’est quoi?

Le mouvement des micromaisons est une tendance architecturale et sociale qui met de l’avant les vertus d’un petit foyer et d’une vie simple. Une maison de 400 à 1 000 pieds carrés sera qualifiée de « petite », alors que sous la barre des 400 pieds carrés, on parlera plutôt d’une « micromaison ».

La vie à petite échelle ne concerne pas seulement les propriétaires de maison; nombre de citadins avisés optent aussi pour des microcondos. D’une superficie de 300 à 500 pieds carrés, le microcondo est fonctionnel, abordable et taillé sur mesure pour un style de vie simple.

Dans les villes de Londres, de New York et de Tokyo, on fait la promotion du microcondo et du style de vie qui lui est propre depuis des décennies. Aujourd’hui, les habitants d’autres villes commencent à prendre conscience du côté visionnaire et des avantages économiques et environnementaux de la vie en « micro ».

Le syndrome du voisin gonflable

La course qui oppose les voisins gonflables a eu comme résultat la construction de maisons toujours plus grosses; dans le marché de l’habitation, c’est ce qui compte. De 1978 à 2013, la superficie moyenne des maisons est passée de 1 780 à 2 662 pieds carrés. Ces palais engloutissent entre un tiers et la moitié du salaire du propriétaire, et représentent 15 ans de travail.

« Nous, les Nord-Américains, on doit acheter la plus grosse maison que l’on peut se payer, n’est-ce pas? C’est un symbole de notre statut. Pas question de se laisser damer le pion par le voisin! Mais si on regardait les choses autrement? Et si on arrêtait de se préoccuper du nombre de pieds carrés, et qu’on se concentrait sur la meilleure façon de les utiliser? C’est le principe derrière les micromaisons », affirme Scott Sidler, un partisan du mouvement.

Préoccupations environnementales

De nombreux propriétaires agissent pour réduire l’empreinte carbone de leur style de vie. Votre maison est l’élément qui pèse le plus lourd sur votre bilan carbone, et en réduire la taille fera de vous un bon ami de la nature. Dans les micromaisons et les microcondos, la qualité prime sur la quantité : il n’y a tout simplement pas de place pour les traîneries et les babioles. Les familles vivant dans des espaces restreints doivent donc tourner le dos à la culture du « jetable », qui alimente la consommation effrénée et la production de déchets, et opter pour des produits durables et de qualité.

Autosuffisance

En général, les adeptes des micromaisons évoquent leur désir d’indépendance et d’autosuffisance pour expliquer leur choix. N’oublions pas que 76 % des gens vivent d’un chèque de paie à l’autre; les micromaisons et microcondos, beaucoup moins dispendieux que leur version traditionnelle, permettent à leur propriétaire de profiter d’une plus grande liberté financière. De plus, nombreux sont les propriétaires de micromaisons qui participent aux travaux de construction et qui utilisent des matériaux recyclés.

Grâce aux économies associées aux micromaisons, la plupart des propriétaires envisagent de travailler moins ou de prendre leur retraite plus tôt, ou encore souhaitent profiter d’un revenu disponible plus important. Avec ce type de propriété, non seulement les versements hypothécaires sont faibles, mais l’impôt foncier et les coûts d’entretien et de chauffage subissent également une cure d’amaigrissement. Ajoutez à cela la baisse des dépenses de consommation, due à l’espace réduit, et il en résultera une belle dégringolade des coûts.

Pour David Shephard, adepte des micromaisons, « l’idée derrière la construction d’une micromaison était d’opter pour un mode de vie durable. Me débarrasser des objets qu’on accumule, réduire mon empreinte environnementale et construire quelque chose de mes propres mains : tout cela m’attirait beaucoup ».