Un homme utilisant une perçeuse empruntée

Vive l’économie du partage

Partager au lieu d’acheter est bon pour votre portefeuille et l’environnement.

Virage vert
Lecture : 3 à 5 minutes

Avez-vous déjà emprunté quelque chose à un voisin, des livres à la bibliothèque ou bien le véhicule d’un ami? Si oui, vous avez déjà pris part à l’économie du partage. Contrairement à la société de consommation qui est fondée sur l’achat de biens et de services, l’économie du partage mise plutôt sur l’emprunt.

Du service d’autopartage à la location d’une propriété de vacances en passant par les «magasins communautaires» où les gens peuvent emprunter des outils et du matériel de cuisine, ce mouvement est présent dans tous les secteurs de l’économie. Il prend aussi de l’ampleur rapidement : il y a environ 10 millions «d’adeptes» au Canada uniquement et la valeur de l’économie du partage a été évaluée à 26 milliards de dollars à l’échelle mondiale.

Remise d’une clé.
Les coûts liés aux assurances et à l’entretien d’une auto sont répartis entre les utilisateurs du service d’autopartage.

 

Pourquoi est-il préférable de partager?

Mis à part son aspect altruiste, l’économie du partage comporte aussi des avantages financiers et environnementaux. L’essor des médias sociaux a par ailleurs favorisé et simplifié la communication entre les emprunteurs et les prêteurs potentiels.

Même si des frais sont imputés à chaque transaction (p. ex.: abonnement mensuel ou annuel ou encore des frais de location), il est généralement plus économique de partager des biens ou des services que de les acheter. Par exemple, les coûts liés aux services d’autopartage représentent habituellement moins de 9 500 $ par année, soit le montant moyen annuel consacré à la propriété et l’entretien d’une voiture compacte. De même, si vous planifiez des travaux de rénovation et que vous ne disposez pas des outils dont vous avez besoin, le prix d’achat d’une perceuse mécanique ou d’une scie à chaîne est souvent plus élevé que l’abonnement à un magasin d’emprunts. 

Bien sûr, l’achat d’un bien ne se limite pas seulement à l’étiquette de prix. L’espace nécessaire pour ranger une perceuse peut sembler mineur. Pourtant, l’espace qu’occupent tous vos articles ménagers que vous utilisez à l’occasion n’est pas négligeable ni le prix que vous devez payer pour acheter un stationnement. De nombreux services de partage payants, que ce soit pour des véhicules ou des outils, incluent un entretien continu. De cette façon, vous risquez moins de faire face à des coûts imprévus.

Une perceuse en action.
Les magasins d’emprunts vous permettent d’emprunter des outils sans les acheter.

 

Finalement, le partage de biens réduit votre empreinte écologique et votre impact sur le climat.

L’achat d’un bien peut s’avérer inutile si vous croyez ne pas l’utiliser fréquemment. Votre perceuse et votre voiture sont inutilisées la plupart du temps. En les partageant par l’entremise d’un magasin d’emprunts et d’un service de partage d’automobiles, d’autres personnes en profiteront. Cette façon de faire réduit la production de biens, l’utilisation des ressources et la pollution liée à leur fabrication.

Comment puis-je commencer à partager?

Si vous avez réservé une escapade d’un week-end sur AirBnB ou avez fait une découverte sur Freecycle, vous participez déjà à l’économie du partage!

Le service d’autopartage constitue une excellente façon de réduire votre impact sur le climat et la plupart des grandes villes offrent quelques services de ce genre comme AutoShare, Car2Go et Communauto. Qu’il s’agisse d’emprunter une voiture sur-le-champ pour traverser la ville ou pour passer une journée à la plage, vous pouvez choisir le service qui répond le mieux à vos besoins.

Si vous commencez à vous intéresser à l’économie du partage, vous pouvez trouver des centres de partage pour toutes sortes de choses. Il existe par exemple un site Web international qui permet à des éducateurs de partager des logiciels libres ou encore un site Web qui offre un service de gardiennage pour votre chien dans des villes canadiennes et américaines. Il est aussi possible pour des propriétaires de terres au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne d’entrer en contact avec des personnes qui cherchent un endroit où cultiver des fruits et légumes. Des magasins d’emprunts ont déjà pignon sur rue à Toronto, Vancouver, Halifax et Calgary. Vous pourriez démarrer votre propre magasin d’emprunts si la ville où vous habitez en est dépourvue.

Espace de rangement désordonné.
En prenant part à l’économie du partage, vous possédez moins de bien et vous gagnez de l’espace de rangement.

 

Le site Web Collaborative Consumption dresse une liste pratique de services de partage disponibles partout dans le monde, y compris au Canada. Alors, pourquoi ne pas faire le saut vers l’économie du partage? Cessez d’acheter et commencez à partager!

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